| Il est bon d'avoir un chez soi, De dormir à l'abri d'un toit qui soit le vôtre, D'avoir enfants, jardin, chien. Hélas, chaque fois Que du dernier voyage on ne sent plus le poids, L'appel des horizons vous en suggère un autre. Mieux vaut subir sa nostalgie, Solitaire, et, sous les étoiles hautes, déplorer Le ciel lointain de sa patrie. Seul peut avoir et demeurer Celui-là dont le coeur bat avec nonchalence ; Le voyageur, peines, tourments vont l'entourer, Trompant toujours son espérance. |
Mais souffrir du voyage est, au fond, plus aisé Hermann Hesse |
